jeudi 16 décembre 2021

Carte Blanche à Nicolas Clair Du 9 au 23 décembre 2021 — Galerie Arnaud Lefebvre

 

 

 Du 9 décembre 2021 au 26 février 2022,

la galerie propose une série de cartes blanches à quatre artistes invité·es.

Il s’agit de faire de la galerie un espace d’accueil et d’expérimentation en proposant à chaque artiste une courte exposition individuelle.

Carte Blanche à

NICOLAS CLAIR

9 - 23 décembre 2021

Vernissage Jeudi 9 décembre de 18 à 21 heures

Nicolas Clair a déjà participé à différents événements ou expositions collectives à ma galerie. Son travail prend des formes diverses, ayant rapport avec le dessin ou l’écriture, mais également avec la vidéo ou la musique. Sa recherche cependant sous un aspect modeste développe une grande intelligence et témoigne d'une capacité étonnante à faire œuvre de choses apparemment dissemblables.

Arnaud Lefebvre

 

J'ai abordé cette carte blanche comme une chance pour réaliser un certain nombre d'idées, de projections, existant jusque-là dans un état relativement nuageux. Si je suis plus ou moins en recherche constante de matériaux, de modes d'assemblage ou d'amorces de narrations, je suis souvent à la traîne quant à la production d'œuvres, pour ne pas parler de finalisation. Environ deux mois après l'invitation d'Arnaud Lefebvre à venir exposer dans sa galerie, je présente donc trois séries de dessins, des collages numériques et une vidéo. Je pars de la supposition que ça pourrait donner un ensemble, non pas nécessairement cohérent mais qui permette un parcours, pourquoi pas en zigzag. Alors, de quoi ça parle ? Je crois que — à l'exception peut-être de la série de dessins titrés “Les lents”, et encore… — un des arrière-fond possible est Internet et la numérisation généralisée, l'accumulation absolument délirante d'archives, actuellement en cours, avec parfois la découverte de textes, d'images ou plus simplement des témoignages de modes de vies qui nous semblent inouïs. Concernant le collage, au sens large, je trouve que l'on accorde généralement beaucoup trop d'importance à la question du sens, là où je cherche quelque chose de l’ordre de la surprise et du rebondissement, rebondissement du sens par exemple. C'est un grand mot mais mon idéal d'art est multidimensionnel, multidirectionnel et personnel.

Nicolas Clair


vendredi 3 septembre 2021

VITAL WEEKLY 1298 - Chronique de Frans de Ward

 

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VITAL WEEKLY
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Number 1298
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Week 34
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NICOLAS CLAIR - UN TRUC COME TRUE (cassette by Transcachette Tapes)

The label describes as 'Heavy Experimental Stuff' (not Bandcamp, but on the information I got along with the cassette), and maybe it is my lack of understanding how to interpret 'heavy', but it's not. I had not heard of French musician Nicolas Clair before, and here it is the usual 'no instruments mentioned', but again the press information gives away this, "bowed string objects, InRealLife plug-ins, Cristaline magnums filled Suze and Half-Satanic Sampling", if that makes any sense to anyone. The twelve pieces are collages of sound, that much is (easily!) true, and sampling plays an important role in his work. The sources are heavily obscured here; it could, as far as know, be anything from vinyl, TV/YouTube sources, electronic demonstration records, test records, radio and in a similar approach, I'd say,
Clair works with these samples quite rough. He bounces them around, and before the land, they have changed once again, or something leaps up out of the clear blue sky. Sometimes this is as chaotic as it may sound, but also, strange as it may appear, it is sometimes quite organized. Maybe a self-regulating organization principle that is going on here? Hard to say, but it works quite well. More music from the laptop (see also elsewhere), but in the hands of Nicolas Clair, the approach is less careful. He likes to crack his sounds, rough and elegant, and that brings out a great amount of variation to the music, which never stays too long in the same place. Quite a wild ride, this release, but also quite a lovely one. (FdW)



mercredi 7 juillet 2021

TcT 06 : UN TRUC COME TRUE

 


Parution le 27 juin 2021 de l'album "Un truc comme true" sur le label Transcachette Tapes (fondé en 2018 par Loup Gangloff)

 

NICOLAS CLAIR - UN TRUC COME TRUE 

Cassette, 45min.

Face A
1. <ONSEIGURUM>
2. Un coup de Naples
3. Radis malfoutus
4. Le sel des grands espaces
5. La petite fille aux allumettes
6. Passwords welcome obscenities
7. Strawberry

Face B
8. Mais il ne bondit pas
9. Un truc come true
10. La borne au lion
11. Les nouvelles routes de la soie
12. Le nef froid


HEAVY EXPERIMENTAL STUFF

Objets à cordes frottées, plug-ins InRealLife, magnums de Cristaline remplis de Suze et Sampling à demi-satanique.

UN TRUC COME TRUE est une paisible croisière de collages, d’enregistrements et de découpes nettes dans le sujet. Pratique de recomposition libre héritée, peut-être, d'Henri Chopin pour l’écriture sophistiquée, naturelle, à la fois propre, douce, myope et — jeu de mot tout à fait approprié — clairvoyante.

Les compositions sonores de Nicolas Clair sont comme une suite de Field Recordings pour méchant : séances de révélations intimes et angoissantes, pendant lesquelles la
materia prima, captée ou décalquée, le microphone ou l’opérette, sont laissés à la merci d’un monde qui les interroge in extenso sur leur présence.

 

Nicolas Clair est artiste, il écrit, fait des montages, des films et édite des livres avec Yu Ni Ni et les Éditions Clair à Strasbourg

https://transcachettetapes.bandcamp.com/album/nicolas-clair-un-truc-come-true

jeudi 7 janvier 2021

La photo, à quoi bon ?

Group Show 2021 Vue d'exposition. De g. à d : Katy Martin, Ni Ni Yu, Nicolas Clair, Ned Richardson, Anne Saussois, Helga Natz, Robert Huot, Agnès Butet, Catherine Ceresole, Natalie Curtis, Bill Brand.

Réponses pour le dossier de presse du Group Show 2021, Galerie Arnaud Lefebvre

 

Que signifie la photographie pour vous? 
Ce qui m’intéresse dans la photographie, c'est que tout le monde en fait. À partir de là, la frontière entre l'art et le non-art est très perméable. À mon avis, c'est cette proximité qui fait la richesse de la photographie aujourd'hui.

Quel rôle joue la photographie dans votre travail? 

 Je ne travaille pas la photographie de manière spécifique, par contre je travaille avec des images, en privilégiant la séquence à l'image unique.  Depuis que je me suis inscrit sur Instagram, je poste des photos, des images, des dessins, cela forme une sorte de journal informel. J'ai peu d’intérêt pour la prise de vue, par contre, le jeu des filtres et des effets me procure un plaisir immédiat. En poussant le curseur de la saturation, j'ai l'impression de pouvoir porter l'image à un point d'incandescence et j’ai tendance à tirer tous les boutons dans le rouge.
Le collage que je présente dans l'exposition est un peu ancien, il a un peu jauni, mais c'est une porte d'entrée vers ce que j'essaie de faire : de petites explosions discrètes.


dimanche 26 juillet 2020

Utopia - This is the Way the World ends


 

 

Présentation

Au sortir des études en art, je croyais que par la vidéo seule, je pouvais « régler » tous les problèmes qui se présentaient à moi – secondé, par un travail sonore minutieux. Après avoir beaucoup tourné en rond, il semble évident que je ne m’en sors pas par ces seuls moyens. Aujourd’hui, j’essaie de réintégrer en pratique du dessin, du texte, des images légères, sans délaisser la vidéo et la matière sonore.

Je travaille, disons, à quelque chose comme un collage généralisé ; rencontre forcée entre des éléments autobiographiques, des formes et techniques empruntées à l’art expérimental et des références culturelles lues, vues et entendues.

https://art-utopia.fr/

jeudi 4 juin 2020

COVID-19 Group show du 2 au 13 juin

Galerie Arnaud Lefebvre

EXPOSITION DE GROUPE
COVID-19
GROUP SHOW

 


 

2-13 juin 2020 / June 2-13, 2020
Ouverture mardi 2 juin / Opening Tuesday June 2


Une exposition collective dans laquelle les artistes sont invités à répondre par une œuvre d'art à ce temps de confinement que nous traversons.
Stéphane Bayard / Ericka Beckman / Stéphane Belzère / Gina Birch / Bill Brand / Nicole Brossard / Agnès Butet / Bernard Tran / Nick Cash / Nora Chipaumire / Ari Marcopoulos / Susan Chorpenning / Nicolas Clair / Natalie Curtis / Domingo Djuric / Véronique Goël / Nicole Hassler / Hessie / Mythia Kolesar / Sky Hopinka / Robert Huot / Carol Kinne / Marie-France Jean / Asuka Kazama / Alison Grace Koehler / Nadine de Kœnigswarter / Pat h. Mart / Katy Martin / Leslie McAllister / Helga Natz / Judith Nelson / Paul Nelson / Christine Piot / Diana Quinby / Ned Richardson / Stein Rønning / Anne Saussois / Heidi Kennedy Skjerve / Jason Stoneking / Eiji Suzue / Ryo Takahashi / Olga Theuriet / Sue Wrbican / Ni Ni Yu

 

 

Galerie Arnaud Lefebvre 10 rue des Beaux-Arts 75006 Paris

galeriearnaudlefebvre.com/covid-19

 

mardi 5 mai 2020

À partir de n°2 , Editions Adverse

Mon texte Christine et le feu d'artifice est au sommaire du numéro 2 d'À partir de, revue de critique culturelle "à partir de" la bande dessinée, dirigée par Alexandre Balcaen et Jérôme LeGlatin. 

La sortie prévue pour mars est reportée à l'automne. 

En attendant, on peut lire un excellent texte des deux fondateurs des Éditions Adverse, Éditer (modestement) dans la tourmente, au sujet des aberrations de la dite "chaîne du livre", rendues d'autant plus visibles par la crise sanitaire. À lire ici
 



Collectif, À partir de n°2
164 pages n&b, 12,5 x 16,5 cm, 15 €, sortie mars 2020.
ISBN : 979-10-95922-34-6

À partir de
aborde la bande dessinée comme le territoire d'inventions et d'interventions adéquat pour penser, ressentir et vivre les tensions relatives aux usages esthétiques, politiques, humains de la langue et de l'image aux prises avec la Culture. (une revue critique semestrielle dirigée par Alexandre Balcaen et Jérôme LeGlatin).

Avec :
Alexandra Achard - Plaisir et profits (aliénation d’une polysémie
terminologique)
Chercheuse en théorie de la médiation, elle donne suite à sa recension critique de la littérature aujourd’hui disponible sur l’écriture, l’image et leurs rapports, en révélant l’influence du vocabulaire et des définitions sur des processus de main-mise sur la théorie et ainsi sur la création elle-même.

Alexandre Balcaen Dont Acte (journal Adverse, mars — août 2020)
Éditeur fondateur des éditions Adverse, il prolonge son journal de bord professionnel avec l’ambition que, par le biais d’une accumulation de témoignages et réflexions suggérés par son activité, s’élabore pas à pas, aussi comme expérience de la durée, le portrait constellé d’un monde agi par des enjeux tant techniques, qu’esthétiques, économiques, moraux et politiques (au risque d’en révéler les inconciliabilités).

Docteur C. Casanier
Auteur de bande dessinée (Bicéphale) et critique (Pré carré), il continue sa série de travaux s’attachant à des publications à la marge. À partir de l’album Casanier (Fränek, éd. Ion), il compose un poème objectiviste à même de révéler les points de tension déterminants du livre qui l’a inspiré.

Éric Chauvier Territoires souillés-augmentés
Romancier et anthropologue, il tente avec ce deuxième texte une hybridation littéraire entre expérience autobiographique et réflexion autour du concept d’Unheimliche cher à la psychanalyse (après la théorie Benjaminienne de l’aura dans le précédent numéro). Son étude, à partir de souvenirs d’enfance troubles liés à ses lectures de Tintin, l’amène logiquement à convoquer les réalisations récentes de Charles Burns.

Thomas Gosselin Dans la bande dessinée sans la bande dessinée (2/6)
Auteur de bande dessinée (Atrabile, etc.), il témoigne de sa profession via un texte polyphonique brassant questions d’écriture, de dessin, de position sociale voire de métaphysique, à partir d’expériences personnelles, de lectures et d’échanges épistolaires avec les éditeurs.

Jérôme LeGlatin Fragments, bande dessinée
Auteur de bande dessinée (Bicéphale, The Hoochie Coochie, Adverse) et critique (du9.org, Pré Carré, L’Échaudée) il prolonge Fragments, bande dessinée, un travail théorique au long cours, visant à prouver que toute théorie de la bande dessinée est pratique de bande dessinée.
Au fond de chaque chose, son second texte, est une longue étude de Que la bête fleurisse (Donatien Mary, éd. Cornélius) brassant sans complexe des questions tant techniques qu’esthétiques et politiques.

INVITÉS :

David Amram Souffle de voix
Auteur et critique, David Amram développe ici une théorie du temps et de l’action en bande dessinée à partir des pages d’ouverture de l’album Aunoa, de Guido Buzzeli (récemment réédité par Les Cahiers dessinées).

Nicolas Clair Christine et le feu d’artifice
Poème en prose, autobiographie d’un échec, scénario avorté ?
Avec son écriture qui s’emballe, prise dans un curieux rapport à l’oralité du discours, Nicolas Clair, artiste contemporain, livre une passionnante étude sur la pensée en bandes, extrapolant à partir d’un projet d’album jamais dessiné.